mercredi 12 février 2014

APE & PROGRAMME SENEGAL EMERGENT

Le passage aux accords de partenariat économique (APE) entre pays ACP et UE pose la question cruciale de la capacité des pays ACP, en particulier les plus démunis d’entre eux, de réaliser cette intégration.
Dans le cas du Sénégal, l’ouverture du marché sénégalais aux importations européennes de produits agricoles n’entraînera pas automatiquement une faillite des unités agricoles et des entreprises agroalimentaires locales, mais que cela dépendra essentiellement de la compétitivité des productions locales.
Au niveau des produits industriels, si les filières protégées ne parviennent pas à résister à la nouvelle situation, leur faillite risque de mettre l’économie sénégalaise dans une situation difficile.
Les risques sont particulièrement importants.  Pour le sucre, si les importations de l’UE ne permettaient plus au marché d’absorber l’offre disponible, la CSS risque, sans possibilités d’exportation à un prix suffisant, de tomber en faillite. Pour la filière concentré de tomates, une faillite des entreprises de transformation aurait des effets négatifs graves en termes de recettes fiscales, mais c’est toute la zone aménagée qui se trouverait condamnée (Delta et Vallée du Fleuve Sénégal).
Compte tenu de l’état actuel des choses, cette éventualité reste la plus probable si les autorités sénégalaises ne négocient pas les modalités de l’ouverture et les mesures d’ac- accompagnement à mettre en place.

Le premier pilier du Programme Sénégal Emergeant (PSE) est la transformation de l’agriculture devrait servir de fer de lance à celle de la structure de l’économie à travers un renforcement  de la sécurité alimentaire du Sénégal et un rééquilibrage de la  balance commerciale dégradée par les importations de produits alimentaires. Cet objectif majeur tout comme l’industrie du Sénégal en général va forcement être remis en cause par les APE.

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